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Eurostat, l’Office statistique de l’Union européenne, a publié le 19 octobre des chiffres relatifs au nombre d’accidents du travail (ayant eu ou non une issue mortelle) au sein de l’Union européenne en 2020.

2,7 millions d’accidents du travail non mortels ayant entraîné au minimum quatre jours d’absentéisme au travail ainsi que 3.355 accidents mortels ont été recensés en 2020 au sein de l’Union européenne. Le nombre total d’accidents du travail non mortels au sein de l’UE a baissé de 12,9 % entre 2019 et 2020. Par ailleurs, 53 accidents du travail mortels de moins ont été enregistrés par rapport à l’année précédente, soit une baisse de 1,6 %. Les hommes (66,5 %) présentent un risque considérablement plus élevé d’accident du travail que les femmes (33,5 %). Eurostat avance plusieurs facteurs susceptibles d’expliquer cette différence : la part d’hommes et de femmes ayant un emploi, la nature du travail effectué par les hommes et les femmes et les secteurs au sein desquels ils sont actifs. Il y a par exemple beaucoup plus d’accidents dans les secteurs de l’exploitation minière, de la production et de la construction, où les hommes sont généralement plus nombreux. En outre, les femmes travaillent plus souvent à temps partiel que les hommes. Étant donné le laps de temps plus court qu’elles passent en moyenne au travail, leur risque d’accident est également réduit.

Si l’on observe le nombre d’accidents du travail mortels par 100.000 travailleurs, on constate que les Pays-Bas, la Suède et l’Allemagne sont les meilleurs élèves de la classe. La Belgique se classe en sixième position, tandis que le risque le plus élevé d’accident du travail mortel est observé à Chypre et en Bulgarie.

Pour les accidents du travail non mortels, la Roumanie, la Bulgarie et la Grèce enregistrent assez étonnamment les chiffres les moins élevés par 100.000 travailleurs. La Belgique se situe en la matière dans le milieu du peloton. La France, le Danemark et le Portugal affichent de mauvais résultats. Eurostat émet toutefois lui-même des réserves concernant les chiffres relatifs aux accidents non mortels. Les chiffres d’incidence particulièrement peu élevés pour les accidents non mortels peuvent être le signe d’un problème de sous-rapportage. Ce problème est à son tour lié à de mauvais systèmes de signalement, à un incitant financier restreint à effectuer une déclaration pour les victimes, à des obligations légales non contraignantes pour les employeurs... Les choses sont différentes pour les chiffres d’incidence des accidents mortels évoqués précédemment, étant donné qu’il est beaucoup plus difficile d’éviter le signalement d’un accident mortel.

Enfin, Eurostat constate que les pays où le rapportage des accidents du travail est basé sur des assurances enregistrent souvent davantage d’accidents.

Vous trouverez de plus amples détails (nature des lésions, secteurs sensibles, analyse de 2010 à 2020) au sujet des chiffres dans le rapport d’Eurostat.

Publié le 21/10/2022

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