Op dinsdag 17 mei stelde Capgemini zijn World Property and Casualty Insurance Report 2022 voor. Het consultancybedrijf ondervroeg in 29 markten verzekeraars en klanten waarvan 12 verzekeraars in België. Conclusie: de klimaatverandering is de belangrijkste bezorgdheid van Belgische verzekeringsmaatschappijen.

Le mardi 17 mai, Capgemini a présenté son World Property and Casualty Insurance Report 2022. L’entreprise de consultance a interrogé des assureurs et des clients au sein de 29 marchés, dont 12 assureurs en Belgique. La conclusion de ce sondage est que le changement climatique est la principale inquiétude des entreprises d’assurances belges.

Le changement climatique entraîne une augmentation du risque de catastrophes naturelles, avec pour conséquence directe potentielle davantage de dégâts causés aux bâtiments. Capgemini a mentionné comme principal exemple les inondations de l’été dernier dans la vallée de la Vesdre et a attiré l’attention sur le fait que l’ensemble des entreprises d’assurances avaient jusqu’à présent traité 75.000 dossiers de sinistres et versé un montant de plus de 2,5 milliards d’euros d’indemnisations.

Jan Verlinden, spécialiste des assurances chez Capgemini, a fait référence de manière circonstanciée, lors de la présentation du rapport, à l’événement sectoriel d’Assuralia de la semaine précédente (lisez ici le compte rendu de l’événement) et au débat passionnant entre Hilde VernaillenEtienne Bouas-Laurent et Hein Lannoy.

Il a souligné la manière dont les assureurs avaient renforcé leurs équipes de gestion des sinistres après la catastrophe. Afin de pouvoir faire face à l’énorme charge de travail et d’assister le plus rapidement possible les victimes, de nombreuses entreprises ont engagé des collaborateurs supplémentaires ou ont sollicité l’aide de personnes qui étaient en vacances ou déjà retraitées.

Il est clair qu’à l’avenir, les catastrophes naturelles gagneront non seulement en fréquence mais aussi en gravité. Jan Verlinden a indiqué qu’afin de garantir l’assurabilité des catastrophes naturelles à l’avenir, Assuralia menait actuellement des discussions avec les différents gouvernements en Belgique afin d’aboutir à un partenariat public-privé. À l’avenir, les assureurs ne pourront en effet plus assumer seuls l’ensemble des risques, pas même après réassurance. Un angle d’approche singulier lors de la présentation était le constat qu’à défaut d’un tel partenariat, certaines régions ou certains objets pourraient ne plus être assurables à terme.

L’expert en assurances estime en outre que des contrats plus clairs sont indispensables. « Le client final ne sait pas toujours ce à quoi il a droit : il faut améliorer les choses. Une collaboration plus poussée avec les autorités est également nécessaire à cette fin. » Le projet Langage clair lancé par Assuralia a dans ce cadre été applaudi.

Enfin, Jan Verlinden s’est penché sur l’avenir et notamment sur les outils dont les assureurs peuvent faire usage pour pouvoir prévoir et/ou constater les dégâts. Un constat frappant est que les assureurs belges utilisent à cette fin uniquement des photos des dégâts qui leur sont envoyées par les personnes ou les experts. Dans d’autres pays, l’utilisation d’images satellites est déjà davantage entrée dans les mœurs.

Vous pouvez consulter le rapport dans son intégralité sur le site Internet de Capgemini.

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