solvency

Lors de la récente conférence d’Eurofi à Prague, la révision de la directive Solvabilité II a fait l’objet d’un débat entre eurodéputés, superviseurs et représentants du monde économique. Tout le monde s’accorde pour dire que les règles existantes ont prouvé leur utilité et ont même fait des émules au niveau international, mais qu’elles ont besoin d’être mises à jour (ou étendues) sans remettre en cause la confiance dans le système.

En ce qui concerne la mise à jour, le monde politique estime que les règles parfois trop conservatrices pourraient être assouplies, sans toutefois s’en remettre exclusivement en la matière aux choix des superviseurs. Le Parlement estime également que les caractéristiques des assureurs présentant un profil de risque moins élevé nécessitent une règlementation adaptée, même si les superviseurs ont parfois tendance à céder à la facilité d’une approche universelle. Le monde politique s’inquiète toutefois de constater que les assurances ont offert peu de protection contre le Covid. Les défis engendrés par le changement climatique pour les assureurs sont également énormes. Le monde politique recommande dès lors vivement aux assureurs d’attirer des administrateurs disposant de l’expertise nécessaire en la matière. Enfin, le monde politique manifeste également de la compréhension envers la demande d’une offre transfrontalière facilitée, avec un rôle plus important conféré à l’EIOPA dans ce contexte.

Le secteur demande pour sa part que la volatilité du ratio de solvabilité soit modérée et que les exigences de capital ne soient en fin de compte certainement pas alourdies. L’arrivée des normes comptables IFRS 17 risque d’entraîner de la volatilité et de dissuader les assureurs d’investir en actions. En ce qui concerne l’offre transfrontalière, le représentant de MetLife défend son modèle de gestion qui repose notamment sur une implication dans les unions professionnelles nationales (par le biais de managers tant du pays du siège central que du pays de la succursale), avec un rôle de coach pour l’EIOPA afin de gérer les différences éventuelles au niveau de la supervision nationale.

En ce qui concerne l’extension, les superviseurs formulent la demande d’œuvrer à une directive relative au redressement et à la liquidation des entreprises d’assurances, de ne pas réduire de manière irresponsable les exigences de capital au détriment de la protection des consommateurs et, vu qu’une révision est tout de même en cours, de réglementer également la communication des résultats individuels des tests de résistance et de tendre - une fois de plus - vers une plus grande diversité au sein des organes dirigeants. 

Publié le 21/09/2022

 

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