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Avant même que la saison des ouragans ne rebatte les cartes, le Financial Times du 8 août consacre plus d’une demi-page à l’état de la situation sur le marché de la réassurance et sur les conséquences qui en découlent pour les conditions qui seront en vigueur pour l’année civile à venir.

Le titre indique déjà que le climat, les risques de guerre et l’inflation sont à l’origine de mauvais résultats pour les réassureurs. En ce qui concerne le climat, une partie de la capacité de réassurance ne veut même plus du tout accepter de risques liés au climat. En ce qui concerne le risque de guerre qui est en principe non assurable, le journal fait référence aux conséquences de l’attaque russe en Ukraine sur le segment de l’aviation. Quant à l’inflation, il suffit de renvoyer à l’autre article figurant sur la même page du journal et qui mentionne des pertes au niveau du holding Berkshire Hathaway du légendaire investisseur Warren Buffet : son entreprise d’assurances Geico croule sous le coût des pièces de rechange pour voitures.

Parmi le capital fuyant les risques d’assurance, le journal souligne également que les titres assurantiels - une solution alternative à la réassurance qui rencontrait du succès parce qu’un tel investissement n’est pas affecté par les remous de la bourse ou des marchés obligataires - semblent à présent moins attrayants.

Il en découle que les cédants se retrouvent face au choix d’assumer eux-mêmes davantage de risques ou de répercuter sur leurs assurés le prix plus élevé demandé par les réassureurs, ce que l’économiste en chef d’un important réassureur juge probable.

Une dernière observation : l’article ne souffle pas mot des assurances contre les cyberrisques. Les assurances courantes ne seraient-elles pas déjà devenues elles-mêmes suffisamment compliquées ?

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