protection

Les assureurs ont toujours accordé de l’attention à la prévention (comme en témoignent les mesures visant à lutter contre les effractions dans les habitations ou les voitures), mais de plus en plus de choses deviennent possibles sur le plan de la prévention grâce aux nouvelles technologies. On pense notamment dans ce cadre aux applications qui permettent de suivre le comportement au volant et de localiser les véhicules ou aux appareils connectés qui encouragent un mode de vie sain. Dans son numéro du 25 juillet, le Financial Times consacre son article « Big Read » du jour aux initiatives de prévention innovantes et aux plus larges conséquences (potentielles) de cette tendance pour le secteur de l’assurance.

Mieux vaut prévenir que payer - dans la pratique

Le journal cite des initiatives en matière de prévention prises par des insurtechs et des (ré)assureurs. En voici quelques exemples :
 

  • la collaboration entre l’assureur Zurich et son client Audi afin de rendre une usine du constructeur automobile plus résistante aux pluies torrentielles et d’éviter ainsi des pertes d’exploitation futures ; 
  • un projet test sur le marché des particuliers mené par l’assureur britannique Admiral, qui consiste à installer dans des milliers d’habitations une technologie visant à détecter les fuites d’eau ;
  • le partenariat entre le réassureur britannique Flood Re et un certain nombre d’assureurs dans le cadre d’un projet visant à « reconstruire en mieux » : les assurés qui sont victimes d’une inondation peuvent par ce biais recevoir des sommes importantes pour rendre ensuite leur bâtiment (plus) résistant à l’eau ;
  • l’approche de protection globale utilisée par les cyberassureurs comme Coalition, avec des scans approfondis et des actions de sécurisation.

Vue plus globale

Selon certains spécialistes du secteur, l’accent plus important mis sur la prévention et la protection pourrait avoir pour conséquence que la mission de base des assureurs - couvrir des risques - revête à l’avenir une importance plus limitée au sein d’une gamme plus large de services. Cela peut avoir une influence sur les rapports entre les assureurs, les fournisseurs de technologies et d’autres prestataires de services. L’article se penche également sur la critique selon laquelle ce qui est annoncé comme de la prévention peut également être utilisé comme un instrument de segmentation, avec toutes les conséquences fâcheuses que cela comporte pour celui qui ne fait pas partie des meilleurs risques.

La question de savoir dans quelle mesure la prévention peut effectivement faire baisser les coûts liés aux sinistres reste ouverte. Néanmoins, sur la base du témoignage enthousiaste d’une assurée qui mène désormais une vie plus active et plus saine grâce au programme de santé de son assureur Vitality, le Big Read tire la conclusion que les outils innovants contribuent à créer un lien plus solide avec le client.

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